Joyeux anniversaire Nathan - 8 ans
C'était facile aujourd'hui, pour trouver la date du jour. Aujourd'hui, c'est ton anniversaire. Mais il y a mon stylo qui rempile, alors je m'empare d'un stylo-bille, moins habile, mais qui glisse aussi dans ton horizon, mon grand garçon. Tes huit ans et toi, qui bercez mon corps côté cœur, et moi, suspendu à ton huit, je goûte l'amour qui est de l'or, et aussi le temps, qui est un brigand. Je compte les étoiles comme un comptable qui les veut toutes, mais je sais, tout au fond, la lumière se cache près de moi. Je suis bien embarrassé avec toute cette joie et tous ces mots un peu gigognes, qui vont et viennent et puis s'en vont sans mon consentement. Peut-être juste écrire pour être prêt de toi Nathan, parler de la pluie et du beau temps, de ta main qui grandit dans la mienne. J'entends le métro qui nous appelle, destination le département des Étrusques au Louvre, et nous prenons notre temps, comme moi je prends le mien à cet instant, ainsi que toi, à genoux et une feuille blanche sous tes crayons, tu dessines un monstre Multi visionnaire. Pour ton anniversaire, je le prendrai en photo et le collerai à côté de mes mots qui sont les tiens. On l'appellera le monstre aux milles yeux d'argent, qui fait peur à qui le croise, mais à toi et à moi, il nous emporte dans une forêt de rêve, des mots qui se collent entre eux, comme les Étrusques et autres trucs, encore eux ! ! Qui viennent en sabot marcher sur mes mots, en veux tu, en voilà, et toi, mon grand petit garçon, fidèle à tes traits, tu poursuis ta féerie. On pourrait ainsi compter tous les instants qui nous sont offerts, comme encore là, toi et moi, au snack du Louvre, en compagnie d'un grand gâteau aux fruits rouges et un super oasis méga orange, parce que maintenant tu dis méga, et que tu dis aussi « Papa… Je t'aime » ... et à maman aussi, mais là on est au Louvre.
Enfin voilà pour Sire Nathan, avec son gâteau et son jud d'O, et papa avec son thé tout vert, à boire bien amer, sans sucre ni miel de préférence, puis partager avec toi Nathan nos premières conversations, c'est qui que tu aimes le plus, mamie ou maman, qu'à cette question moi je me reprends et je te dis que quand on aime, on aime pas plus, ou pas moins, on aime, comme ça, c'est un cadeau, un sourire. L'amour ne se découpe pas en morceaux, un pour qui, un pour là, l'amour c'est de l'or, et le temps un brigand, mais cela on le savait. Qu'importe, j'ai volé au temps ce brigand ces quelques mots, par ruse je l'avoue mais je sais qu'il gagne toujours à la fin, sauf si j'en fais mon ami.
Alors tu vois, mon Nathan, tu aimes ta mamie, et ta maman aussi. Voilà mon secret, que tu ne peux pas aimer plus, mais mieux si tu veux. Revenons à nos gâteaux, et moi qui te découpe des beaux morceaux, que tu enfourches avec du bonheur dans les yeux, il me plaît à l'écrire. Ça brille partout, c'est comme l'or, attention au brigand, mais aujourd'hui c'est mon ami. Je l'ai invité à ton anniversaire, huit ans, huit, comme l'infini quand il se couche, ça tu le sais, tu me l'as dit ce matin. Quelle belle rencontre. Tous les brigands sont au rendez-vous, et le temps le premier, pour ne pas dire le dernier, couché là, sur mon huit en forme d'éternité.
Nathan… Je t'aime
vendredi 7 avril 2017
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