vendredi 7 avril 2017

Janvier 2017 - Nathan 8 ans

Joyeux anniversaire Nathan - 8 ans

C'était facile aujourd'hui, pour trouver la date du jour. Aujourd'hui, c'est ton anniversaire. Mais il y a mon stylo qui rempile, alors je m'empare d'un stylo-bille, moins habile, mais qui glisse aussi dans ton horizon, mon grand garçon. Tes huit ans et toi, qui bercez mon corps côté cœur, et moi, suspendu à ton huit, je goûte l'amour qui est de l'or, et aussi le temps, qui est un brigand. Je compte les étoiles comme un comptable qui les veut toutes, mais je sais, tout au fond, la lumière se cache près de moi. Je suis bien embarrassé avec toute cette joie et tous ces mots un peu gigognes, qui vont et viennent et puis s'en vont sans mon consentement. Peut-être juste écrire pour être prêt de toi Nathan, parler de la pluie et du beau temps, de ta main qui grandit dans la mienne. J'entends le métro qui nous appelle, destination le département des Étrusques au Louvre, et nous prenons notre temps, comme moi je prends le mien à cet instant, ainsi que toi, à genoux et une feuille blanche sous tes crayons, tu dessines un monstre Multi visionnaire. Pour ton anniversaire, je le prendrai en photo et le collerai à côté de mes mots qui sont les tiens. On l'appellera le monstre aux milles yeux d'argent, qui fait peur à qui le croise, mais à toi et à moi, il nous emporte dans une forêt de rêve, des mots qui se collent entre eux, comme les Étrusques et autres trucs, encore eux ! ! Qui viennent en sabot marcher sur mes mots, en veux tu, en voilà, et toi, mon grand petit garçon, fidèle à tes traits, tu poursuis ta féerie. On pourrait ainsi compter tous les instants qui nous sont offerts, comme encore là, toi et moi, au snack du Louvre, en compagnie d'un grand gâteau aux fruits rouges et un super oasis méga orange, parce que maintenant tu dis méga, et que tu dis aussi « Papa… Je t'aime » ... et à maman aussi, mais là on est au Louvre.

Enfin voilà pour Sire Nathan, avec son gâteau et son jud d'O, et papa avec son thé tout vert, à boire bien amer, sans sucre ni miel de préférence, puis partager avec toi Nathan nos premières conversations, c'est qui que tu aimes le plus, mamie ou maman, qu'à cette question moi je me reprends et je te dis que quand on aime, on aime pas plus, ou pas moins, on aime, comme ça, c'est un cadeau, un sourire. L'amour ne se découpe pas en morceaux, un pour qui, un pour là, l'amour c'est de l'or, et le temps un brigand, mais cela on le savait. Qu'importe, j'ai volé au temps ce brigand ces quelques mots, par ruse je l'avoue mais je sais qu'il gagne toujours à la fin, sauf si j'en fais mon ami.

Alors tu vois, mon Nathan, tu aimes ta mamie, et ta maman aussi. Voilà mon secret, que tu ne peux pas aimer plus, mais mieux si tu veux. Revenons à nos gâteaux, et moi qui te découpe des beaux morceaux, que tu enfourches avec du bonheur dans les yeux, il me plaît à l'écrire. Ça brille partout, c'est comme l'or, attention au brigand, mais aujourd'hui c'est mon ami. Je l'ai invité à ton anniversaire, huit ans, huit, comme l'infini quand il se couche, ça tu le sais, tu me l'as dit ce matin. Quelle belle rencontre. Tous les brigands sont au rendez-vous, et le temps le premier, pour ne pas dire le dernier, couché là, sur mon huit en forme d'éternité.

Nathan… Je t'aime

5 juin 2014

Il est 11h20 ce matin, je profite de mon bonheur, et pour dire merci à la vie et à mes oreilles aussi, qui m'emmènent, loin, tout près de toi, mon petit garçon.
Il me reste encore quelques rayons de soleil à voler au ciel, assis sur ma petite chaise, tout près de la fenêtre et la musique de Bach au cœur et dans mon âme. 

L'âme, c'est comme le cœur mon petit Nathan, mais en différent. C'est un mot un peu compliqué pour les enfants, et les adultes aussi. L'âme pourtant c'est tout doux, ça passe dans les mains quand tu dessines, et dans les yeux quand tu regardes quelque chose ou quelqu'un que tu aimes. L'âme c'est comme un bonbon pour ton cœur et quand tu es heureux alors ton cœur bat plus fort; c'est tout doux comme un arc-en-ciel dans un ciel endimanché; Ça glisse dans tout le corps jusqu'à des endroits cachés que seul toi connais.
C'est quand tu dis je t'aime à ta maman, c'est quand tu sais que tu vas voir Adrien, ou que tu vas aller à la campagne voir ton cousin petite Louis ... Euh ... Grand Louis tu voulais dire :)
L'âme c'est un secret bien gardé par chacun…
Moi mon âme c'est quand je mets la belle musique de Bach et que je t'écris des mots sur ton livre, c'est quand je t'emmène loin, et juste tout près, faire du roller dans la rue en bas et ailleurs ... Moi, mon âme, c'est quand je te prends la main et que je regarde le ciel bleu et les nuages blancs dedans.
Tu vois, mon petit Nathan, l'âme et le cœur, je ne sais pas bien la différence mais je sais que c'est ce que l'on a de plus précieux dans la vie… c'est pour ça que ta maman elle te dit souvent "mon cœur", par ce que c'est ce qu'elle a de plus précieux…
Mon cœur

3 mars 2014

J'ai mis un petit coussin sur la chaise, près de la fenêtre, pour être un peu confortable, près de toi, mon petit garçon, la musique de Didier Squiban au  cœur, et des traits de joie que je veux te poser là, comme la vie est belle avec toi, entre tes "Chon Chon et tes "encore", « Encore » quand tu veux dire encore à ton papa pour qu'il te court après dans l'appartement ... Je me transforme alors en papa monstre à papattes et je te cours après pour mon très grand bonheur, pour changer de « mon plus grand bonheur » et pour dire encore mon bonheur.
... Petite vie… merci... c'est beau la lumière, ça fée du bien ...
Voilà un mois que je n'ai pas écrit sur ton petit livre, et même si les mots que je pose aujourd'hui me semble un peu ennuyeux, peut-être tu pourras voir la journée au travers, avec des nuages gris et une éclaircie au coin du ciel, et de l'autre côté du ciel j'ai vu du bleu, et là je le vois encore quand je t'écris. C'est beau le bleu du ciel quand il est entouré de gris, ça fait comme un chemin pour les yeux. Alors moi, dans un rêve éveillé, je te prends la main sur ce chemin merveilleux, et toi tu cours pour que je te rattrape, et aussi pour « Gagner le premier » comme tu dis souvent. ...
Alors je dis « encore »
Ton papa qui t'aime

3 décembre 2013

Nathan, mon petit garçon ... Au delà des pages et des mots, au delà des murs et des impasses tristes et belles, je pose ici mon invisible bonheur. J'ai en secret dans l'âme que tu pourras venir l'écouter, quand tu le voudras, à l'abri des monstres méchants. Je me poserai alors là tout près de toi, et pendant que tu regarderas ton Goldorak, je prendrai ton petit pied dans ma main et je veillerai sur toi dans mon plus grand bonheur. Je toucherai le fond de mon être et je comprendrai enfin pourquoi la vie est une promesse de bonheur ...

Ton papa